Le Design Thinking revient en force dans les entreprises

Ecrit par << Paquet Judicaël >>

Si le Design Thinking a été créé par Rolf Faste à Stanford dans les années 80, son concept devient de plus en plus une priorité au sein des entreprises. En effet si l’agilité et les méthodes agiles sont de plus en plus axées utilisateurs clés, elles ne répondaient pas directement au nouveau besoin d’innover de plus en plus présent au sein des entreprises.

C’est à partir de ce constat que le Design Thinking est venu intégré le monde de l’agilité tout comme le Lean Startup ou le Design Sprint qui ont pour but d’amener les entreprises à innover. L’innovation est devenue au fil des ans une préoccupation majeure dans les grands groupes. Celui qui innovera pas risquera sa survie future.

Les origines du Design Thinking ?

Il et important de comprendre d’où vient le Design Thinking.

1950 : Si le terme n’est apparu qu’en 1987, certains considèrent le publicitaire américain Alex Osborn comme la base de ce concept. Il amène les entreprises à travailler leur pensée créative avec la technique du brainstorming.

1987 : Rolf Faste publie un premier recueil « Design Thinking » au MIT.

1991 : David Kelley et Tim Brown ouvrent la société IDEO devenue un véritable promoteur du Design Thinking ; Tim Brown est devenu le promoteur le plus célèbre de ce concept. Il a d’ailleurs fait évoluer la méthode en la faisant passer à 3 étapes clés alors qu’elle en avait 7 au départ.

2014 : Tim Brown publie le livre « Design Thinking » qui a permis de redonner un gros coup souffle à cette méthode encore peu populaire.

Qu’est-ce que le Design Thinking ?

Le Design Thinking est un concept mettant en avant l’innovation et la pensée intuitive en respectant un processus de 3 étapes clés :  inspiration, idéation, implémentation.

Voici une représentation simple de la composition des 3 étapes sachant que ce type d’idéologie rappelle que l’affinage imposera de faire certaines étapes plusieurs fois (concept itératif et incrémentale) :

design thinking
design thinking

Dans une idée de Design Thinking, repris par de nombreux autres courants, on va diverger des opinions dans une phase d’inspiration, puis les converger lors de l’idéation et totalement converger lors de l’implémentation.

Inspiration

Lors de cette phase, l’équipe va tenter de comprendre le contexte et de bien identifier le problème sur lequel on va chercher une solution.

On hésitera pas d’ailleurs à faire des interviews d’utilisateurs pour s’assurer de bien identifier les problèmes et les potentielles contraintes. Comme dans le monde de l’agilité, ce type de concept se veut très user-centric.

Les interviewers seront en mode empathie et tenteront de comprendre ce que les utilisateurs font, ce qu’ils pensent,  ce qu’ils ressentent et ce qu’ils disent (Do-Think-Feel-Say).

Ce n’est pas parce qu’on est passé dans la phase d’idéation qu’il ne sera pas possible de revenir à la phase d’inspiration. Dans le monde de l’agilité, on aime que la remise en question soit possible et qu’on ne se ferme jamais sur des certitudes.

idéation

Lors de cette phase, l’équipe va tenter de trouver les réponses en formulant des concepts à partir de(s) la problématique relevée lors de la première phase d’inspiration.

Cette idéation passe par des prototypes souvent gribouillés sur papier (board voire logiciel adapté) qui sont continuellement remis à jour selon les différents retours.

On proposera les prototypes aux différents utilisateurs pour qu’ils challenges le prototype qu’on a réalisé afin de revoir certains points si besoin. Il est toujours plus simple pour les utilisateurs de tester et de se projeter sur un prototype que sur une liste de mots.

Pour ma part, je tente toujours d’amener les équipes à travailler sur cette phase lors des phases de framing afin d’éviter les projets « refonte » qui au final ne font que modifier le visuel ; l’aspect UX (user expérience) est essentiel dans une refonte pour que le produit mélange refonte et innovation.

implémentation

  1. Implémenter (mettre en place) : Rédiger le plan d’action et donner les responsabilités, déterminer les ressources nécessaires, délivrer au client
  2. Apprendre : Recevoir un feed-back du client final, déterminer si la solution validée répond à l’objectif de départ, identifier les sources d’amélioration.

Pour implémenter, on définiera un plan d’action, on définira les rôles et responsabilités et on délivrera au client. En agile, le plan d’action sera de déterminer lé méthodologie utilisée (scrum par exemple), de définir les ressources voire la logistique. En général je fais cela sur une phase de framing pour ma part.

On proposera régulièrement au client de tester le produit au fur et à mesure de son développement afin d’envisager des modifications ou des améliorations car si il est plus simple de se projeter sur un prototype que sur une liste de mot, il est encore plus simple de se projeter avec l’application en main.

Les équipes Scrum font souvent cela lors de la review où une partie est destinée à la démo.

Il est important de comprendre que dans le monde de l’agilité, on ne tente pas de faire le prototype parfait ; l’affinage se fera au fur et à mesure des sprints en parallèle de l’écriture des détails des user-stories.

voici un article ci-dessous qui explique cette façon d’écrire des user-stories de façon très agile.

Article : Comment écrire ses US avec une approche incrémentale et itérative

Ancienne présentation du Design Thinking

Pour ceux qui sont intéressés, voici la représentation de base du Design Thinking lorsqu’on le définissait par 5 étapes mais qui revient un peu à la même idée :

design thinking 5 étapes
design thinking 5 étapes

Ce qui me dérange un peu dans cette représentation, c’est l’impression de travailler en waterfall ce qui n’est pas le cas du Design Thinking.

Conclusion

Si de nombreux articles de ce blog vous propose des ateliers et des concepts reprenant celui du Design Thinking, vous serez à présent ce que ce mot représente.

N’hésitez pas à lire les livres qui parlent du sujet et qui rentreront beaucoup plus dans le détail sur ce sujet. Mais depuis 2 ans, ce terme devient de plus en plus présent au sein des entreprises qui prennent conscience que l’innovation sera peut-être leur survit future.

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